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Le Conseil des États rejette la soi-disant initiative pour l’autodétermination de l’UDC

13 Mar 18
Xenia Hediger

Le Conseil des États a débattu aujourd’hui de la soi-disant initiative pour l’autodétermination de l’UDC. Tout comme le Conseil fédéral en juillet dernier, il a fermement rejeté l’initiative, à 36 voix contre 6. Même un contre-projet n’a pas eu l’ombre d’une chance auprès de la Petite Chambre, ce qui est très satisfaisant, puisqu’un contre-projet aurait donné une certaine légitimité, que l’initiative ne mérite pas, à cette attaque en règle contre les droits humains.

L’initiative populaire, qualifiée d’initiative anti-droits humains par Facteur de Protection D et plus de 100 organisations partenaires, amoindrit les droits de chacun d’entre nous. Elle met en danger la réputation de la Suisse, pas seulement en tant que gardienne des droits humains, mais aussi en tant que partenaire contractuelle fiable. Juste à l’heure où les droits humains font l’objet de pressions dans de nombreux États membres du Conseil de l’Europe, il est primordial que notre pays tienne ses engagements. Si l’initiative pour l’autodétermination venait à être adoptée, c’est précisément la Suisse qui affaiblirait la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), instrument de protection des droits humains unique au monde. Cela enverrait un signal dangereux aux autocrates comme Erdogan ou Poutine. Par sa décision d’aujourd’hui, le Conseil des États perpétue la tradition suisse et montre son attachement à une solide protection des droits humains en Suisse et en Europe. La CEDH, qui ne pourrait plus être appliquée en cas d’adoption de l’initiative, n’est en effet autre que la garante de nos droits fondamentaux – et ce également en Suisse.

En juin 2018, ce sera au tour du Conseil national de se prononcer sur l’initiative pour d’autodétermination. Facteur de Protection D est confiant quant au fait que la Chambre basse repoussera elle aussi cette attaque contre nos droits humains. À l’issue des débats du Conseil national, le Conseil fédéral fixera la date du vote, qui devra se tenir dans un délai de dix mois. Nous pourrions ainsi être appelés aux urnes dès novembre 2018. Facteur de Protection D entamera alors la phase la plus délicate de sa campagne. Mais nous nous tenons prêts et nous mobiliserons activement, en collaboration avec nos 110 organisations partenaires et les opposants des milieux économiques et politiques contre cette initiative anti-droits humains.

Notre argumentaire contre l’initiative anti-droits humains est disponible ici