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Victimes de l'amiante: un long combat pour la justice

12 Jan 17

Dans le cadre de notre série de portraits, nous vous présentons aujourd’hui Renate Howald Moor. Sur le lit de mort d’Hans Moor, son mari, elle a juré de lutter en son nom devant toutes les instances pour réclamer justice. Hans Moor est décédé en 2005 à l’âge de 58 ans des suites d’une exposition à l’amiante sur son lieu de travail. 

Hans Moor n’a pas eu accès à un tribunal en Suisse car le droit helvétique prévoyait un délai de 10 pour porter plainte après la dernière exposition à l’amiante. Le délai étant écoulé, il y a eu prescription. Et ce, malgré le fait que le corps médical ait prouvé que la substance causait des cancers 20 à 40 ans plus tard. «Comment un dommage peut-il être prescrit avant même de survenir?», s’interroge toujours Renate Howald Moor. 

Ce combat pour la justice, mené pour toutes les victimes de l’amiante et leurs proches en Suisse, reflète les dernières volontés d’Hans Moor et l’engagement sans faille de sa famille plusieurs années durant. Auprès de la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg, la famille Moor a enfin obtenu gain de cause. Suite à l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme, le délai de prescription pour les dommages corporels liés à l’amiante a été prolongé. Une victoire pour toutes les victimes de l’amiante. «Sans la Convention européenne des droits de l’homme, de nombreuses personnes n’auraient que peu de chance, voire aucune, de faire reconnaître leurs droits», affirme Renate Howald Moor.

Découvrez en texte et en vidéo le témoignage de Renate Howald Moor et partagez-le avec vos ami·e·s. Les droits humains ne sont pas une évidence!